Court hommage

Publié le par Aurélie Genêt

Honte sur moi, prise par le temps, voilà une éternité que je n'avais plus rien posté sur ce blog. Je m'étais pourtant bien fait la promesse d'y écrire régulièrement. Mais on ne se refait pas.

Enfin, me revoilà, bien décidée à rattraper mon retard.

Cependant, il y a l'actualité (littéraire, toujours, sur ces pages) et même si sur ce point également, j'ai quelques jours de retard, je ne pouvais pas remettre en route ce blog sans en parler: le 19 février de cette année 2016 (qui commence bien sombrement concernant le monde culturel), monsieur Umberto Eco s'est éteint. Impossible de ne pas parler de cet homme exceptionnel.

J'ai découvert ses écrits à travers le Pendule de Foucault. J'avais 16 ans. je n'ai pas tout compris et en le relisant cent fois, je ne comprendrai sans doute jamais tout, mais quel choc, quelle émotion de rencontrer un tel roman!

Monsieur Eco écrivait des romans pour s'amuser, paraît-il, et en s'amusant, il y mettait plus de justesse, plus de style, plus culture que bien des écrivains pourront jamais le faire en s'échinant plusieurs heures par jour.

Il a donné des lettres de nobless à des genres souvent considérés comme des sous-littératures, des genres populaires, pas «assez bien» pour une certaine élite: polar, roman historique, imaginaire... Qui de ceux qui les décrient oserait remettre en question la qualité immense et l'érudition du Nom de la Rose, de l'Île du jour d'avant ou de Baudolino?

Nous voilà orphelins, inutile d'attendre encore une pépite, un roman s'ajoutant à ceux, trop rares, déjà sortis.

Espérons que d'autres, aussi savants, soient capables à leur tour de ne pas se prendre au sérieux (lisez par exemple les nouvelles du recueil comment voyager avec un saumon, c'est très drôle. Vous constaterez que lire Eco n'a rien d'ennuyeux), de nous offrir une part de leur culture à travers le plaisir partagé du roman.

Je me permets de conseiller également la lecture de ses essais. Certes, mieux vaut déjà un peu maîtriser le sujet traité pour comprendre, mais c'est très intéressant. À mes amis auteurs, je conseille vivement Lector in fabula.

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